Les articles désignent Anvers comme une plaque tournante majeure du trafic international de drogue, mais n’établissent pas une explication unique de la manière dont le port a acquis ce rôle. Un exemple concret est survenu en septembre, lorsqu’une Opel Combo expédiée directement d’Anvers vers l’Amérique du Sud a été trouvée en Argentine avec environ un million de comprimés d’ecstasy à bord, selon HLN. La saisie a été présentée comme la plus importante jamais réalisée en Argentine de drogues de synthèse.
L’importance d’Anvers est également au centre du débat politique belge sur les drogues qui arrivent à Bruxelles. Le bourgmestre de Bruxelles, Philippe Close, a estimé en août qu’il fallait renforcer l’action au port d’Anvers, tandis que la bourgmestre d’Anvers, Els van Doesburg, a répondu que la criminalité par habitant était moins élevée à Anvers qu’à Bruxelles, selon HLN. Le procureur de Bruxelles, Julien Moinil, a ensuite nuancé les propos de Philippe Close, selon 7sur7. Ces échanges montrent que le rôle d’Anvers fait l’objet d’une contestation politique, plutôt qu’ils ne prouvent que chaque cargaison de drogue à destination de Bruxelles passe par le port.
Les affaires couvertes sur la période font état de saisies importantes, mais elles concernent des drogues, des itinéraires et des autorités différents. La police financière italienne a intercepté plus de 2,6 tonnes de cocaïne sur un bateau rapide au large du Portugal, pour une valeur estimée à 500 millions d’euros, selon 7sur7. En Belgique, les autorités ont saisi plus d’une demi-tonne de cannabis expédiée depuis le Canada ; huit personnes ont été arrêtées et quatre placées en détention préventive, selon HLN et La Libre.
D’autres affaires illustrent l’ampleur du trafic. Une affaire judiciaire portait sur une tentative d’expédition de près de 37 kilogrammes de cocaïne via l’aéroport d’Ostende, selon VRT NWS. L’Argentine a saisi environ un million de comprimés d’ecstasy dans un véhicule envoyé depuis Anvers, pour une valeur de revente estimée à 16 millions d’euros, selon HLN. Il s’agit des totaux saisis lors d’opérations individuelles, et non d’une mesure du volume total entrant en Europe ou en Belgique. Ils ne permettent pas à eux seuls d’établir quelle proportion du trafic les autorités interceptent.
La corruption apparaît dans les enquêtes criminelles plus larges liées à Anvers, même si les articles n’établissent pas que chaque affaire de corruption impliquait du personnel portuaire ou les activités des quais. En septembre, la police turque a arrêté 24 personnes liées par les enquêteurs au clan criminel Yaramis d’Anvers. Les autorités ont saisi 87 biens immobiliers, 18 véhicules, quatre bateaux, des participations et des comptes bancaires, pour une valeur totale estimée à 18 millions d’euros, selon HLN. Les enquêteurs belges avaient échangé des informations avec les autorités turques au sujet de la drogue et des finances du clan.
HLN a également rapporté que la famille Yaramis avait été condamnée à Anvers pour corruption, blanchiment d’argent et trafic de drogue. Par ailleurs, le méga-procès Costa comptait un ancien gendarme parmi les prévenus, selon La Libre, tandis que VRT NWS décrivait l’affaire comme portant sur des quantités énormes de cocaïne et des milliards d’euros. Ces affaires montrent comment des agents publics, des avoirs financiers et des réseaux criminels de trafic de drogue peuvent apparaître dans les mêmes enquêtes, mais elles ne doivent pas être considérées comme la preuve d’un système généralisé de corruption dans le port.
Bruxelles a connu une grave crise sécuritaire durant la période couverte. Le procureur Julien Moinil a déclaré en août que la capitale avait enregistré plus de 150 fusillades et 22 explosions au cours de l’année précédente et a averti que la violence liée à la drogue constituait un risque pour la sécurité publique, selon VRT NWS. Par ailleurs, 7sur7 a fait état de six fusillades à Bruxelles depuis le week-end précédent, dont une attaque contre un commissariat à Anderlecht et une balle qui a pénétré dans une chambre à Saint-Gilles.
Les enjeux financiers contribuent à expliquer pourquoi les autorités décrivent le trafic comme une source de conflits. Un point de vente de drogue peut générer jusqu’à 80 000 euros par jour, selon 7sur7. Des habitants de Saint-Gilles ont protesté après les fusillades récentes, et la commune a ensuite adopté une motion combinant prévention, sécurité publique et mesures de santé publique, selon VRT NWS et 7sur7. Les responsables politiques ont divergé sur le lien entre Anvers et Bruxelles, mais la ministre de l’Intérieur Annelies Verlinden a déclaré que la justice seule ne pouvait pas mettre fin à la violence et a appelé à combiner la répression avec des mesures sociales et préventives, selon La Libre.
Les autorités belges ont intensifié les opérations ciblées et la coordination. Une Full Integrated Police Action, ou FIPA, à Bruxelles a mobilisé environ 550 policiers et militaires et comprenait des contrôles dans plusieurs quartiers, selon La Libre. Une opération FIPA ultérieure a contrôlé 1 133 personnes, 272 véhicules et 18 commerces, selon VRT NWS. Les deux opérations ciblaient des problèmes liés à la drogue, même si les résultats rapportés n’étaient pas identiques.
La réponse s’est également étendue à la sécurité nationale, à la coopération internationale et aux finances criminelles. Le Premier ministre Bart De Wever a convoqué le Comité de coordination du renseignement et de la sécurité afin d’examiner les fusillades liées au trafic de drogue, selon La Libre. Des enquêteurs belges ont fourni des informations utilisées dans l’opération turque contre le réseau Yaramis, selon HLN. La commissaire nationale aux drogues Ine Van Wymersch a estimé que le ciblage systématique des flux financiers criminels était essentiel pour empêcher la Belgique de devenir un narco-État, tandis que le gouvernement a également discuté de prévention et d’accompagnement parallèlement à la répression. La ministre de la Justice Annelies Verlinden a proposé de faire contribuer les barons de la drogue aux frais de prison, une mesure que des experts ont qualifiée de politique symbolique, selon VRT NWS.
Les chiffres documentent l’activité des forces de l’ordre, et non l’ampleur complète du trafic. Les plus de 2,6 tonnes de cocaïne saisies en mer, la plus d’une demi-tonne de cannabis saisie en Belgique et les près de 37 kilogrammes concernés par une affaire à l’aéroport d’Ostende décrivent des opérations distinctes. Ils ne peuvent pas être additionnés pour former un seul total de cocaïne, car les affaires concernent des drogues, des lieux et des enquêtes différents.
La même prudence s’applique à la violence et aux arrestations. Les plus de 150 fusillades et 22 explosions citées par le procureur de Bruxelles couvrent une année, tandis que les six fusillades citées par 7sur7 couvrent une période plus courte. Les chiffres des FIPA comptabilisent les contrôles, les véhicules et les commerces, et non le nombre total de personnes impliquées dans le trafic. Les chiffres de Tomorrowland comptabilisent eux aussi l’action des forces de l’ordre lors d’un seul événement : VRT NWS a rapporté que 403 personnes avaient été prises avec de la drogue et que 32 revendeurs présumés avaient été arrêtés. Pris ensemble, ces chiffres montrent une action répressive soutenue et une violence grave, mais ils ne révèlent ni la taille totale du marché ni la proportion des trafiquants identifiés par les autorités.
Anvers est considérée par les autorités politiques et judiciaires belges comme un point important du trafic international de drogue. Les articles mentionnent un véhicule expédié directement d’Anvers vers l’Amérique du Sud qui contenait environ un million de comprimés d’ecstasy. Le bourgmestre de Bruxelles, Philippe Close, a également lié la drogue et la violence dans la capitale au port d’Anvers, même si la bourgmestre d’Anvers a contesté sa comparaison et que le procureur de Bruxelles a nuancé ses propos.
Les affaires comprennent une tentative d’expédition de près de 37 kilogrammes de cocaïne via l’aéroport d’Ostende et une saisie distincte de plus de 2,6 tonnes de cocaïne sur un bateau rapide au large du Portugal. La saisie la plus importante a été réalisée par la police financière italienne et évaluée à environ 500 millions d’euros. Ces chiffres concernent des opérations distinctes et ne représentent pas la quantité totale entrant en Belgique ou en Europe.
Le bourgmestre de Bruxelles, Philippe Close, a déclaré que le port d’Anvers était lié à la violence liée à la drogue dans la capitale et a réclamé un renforcement de la sécurité sur place. La bourgmestre d’Anvers, Els van Doesburg, a rejeté sa comparaison, affirmant que la criminalité par habitant était moins élevée à Anvers qu’à Bruxelles. Le procureur Julien Moinil a également nuancé les propos de Philippe Close. Les articles font donc état d’un différend politique, et non d’une conclusion établie selon laquelle toute la violence à Bruxelles trouve son origine dans le port.
Le procureur de Bruxelles a déclaré que la capitale avait enregistré plus de 150 fusillades et 22 explosions en un an, selon VRT NWS. Sur une période plus courte, 7sur7 a fait état de six fusillades, dont des incidents impliquant un commissariat à Anderlecht et une chambre à Saint-Gilles. Le procureur a averti que la violence liée à la drogue constituait un risque pour la sécurité publique, tandis que les habitants et les autorités locales ont appelé à des mesures de sécurité et de prévention.
Les autorités belges ont recours à des opérations policières intégrées, à la coordination de la sécurité nationale et à des enquêtes internationales. Les opérations FIPA à Bruxelles ont mobilisé des policiers et des militaires et contrôlé des personnes, des véhicules et des commerces. Le Premier ministre Bart De Wever a convoqué le Comité de coordination du renseignement et de la sécurité. Des enquêteurs belges ont également soutenu une opération turque contre le réseau Yaramis. Les responsables ont en outre insisté sur le traçage des finances criminelles, la prévention, la santé publique et l’accompagnement.
Non. Les saisies montrent ce que les autorités ont intercepté lors d’opérations particulières, et non la quantité totale faisant l’objet du trafic. Les affaires couvertes concernent différentes substances, dont la cocaïne, le cannabis et l’ecstasy, et se sont déroulées dans différents lieux, notamment un port, un aéroport, l’Atlantique et Bruxelles. Les totaux d’arrestations et les contrôles de police mesurent eux aussi l’activité des forces de l’ordre, et non le nombre total de personnes ou de réseaux impliqués dans le marché.
Compilé par la rédaction de shortnews.be à partir de nos propres articles publiés entre le 2026-07-25 et le 2026-09-18, en s’appuyant sur la couverture de HLN, La Libre, VRT NWS, 7sur7 et VRT NWS English. Dernière vérification le 18 septembre 2026.